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L’étang de Jarrie se situe dans le prolongement du plateau de Champagnier. Autrefois, on y pratiquait la pêche et la capture de grenouilles, le faucardage des herbes et le rouïssage du chanvre destiné à la fabrication de cordes et de draps. La commune de Jarrie, propriétaire de l’étang, a demandé à l’Etat de reconnaître l’intérêt écologique du site et de réglementer son utilisation.
La réserve naturelle volontaire de Jarrie est née en 1984. Elle est gérée par la commune avec le concours de scientifiques, selon un plan de gestion établi pour cinq ans.
Le classement a permis la sauvegarde de la flore, de la faune et de l’environnement, tout en offrant un lieu de promenade enchanteur. La réserve attire de nombreux visiteurs, invités par des panneaux pédagogiques à comprendre et respecter la richesse du lieu. Il est notamment interdit d’introduire ou de prélever des espèces végétales, de déranger les animaux, de se baigner.
Parmi les animaux à découvrir dans ce véritable réservoir de bio-diversité, les promeneurs attentifs pourront identifier plusieurs espèces de grenouilles vertes, le foulque macroule, un oiseau entièrement noir à l’exception de son bec blanc et de la plaque frontale qui le prolonge, friand de végétaux qu’il va chercher en plongeant au fond de l’étang.
Mais aussi le bruant des roseaux qui arbore en période
nuptiale une moustache blanche, la couleuvre à collier à la recherche
des poissons et grenouilles qui composent ses repas,
le grèbe castagneux au plumage brun-roux et au croupion gris.
Un peu de chance sera nécessaire pour surprendre le discret butor blogios.
Ce cousin du héron cendré, très rare, est emblématique
de la réserve de Jarrie.
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